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Moteurs de recherche et maîtrise de l’information : faut-il former à Google et comment ? / Alexandre Serres (2006) 27 novembre 2006

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http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00001730

Certains paradoxes, largement connus, de la recherche d’information sur Internet doivent être rappelés en toile de fond de la question posée : la diffusion dans le grand public de savoirs et de compétences jusqu’alors réservées aux professionnels, la simplicité d’utilisation des moteurs de recherche, devenues des « boîtes noires auto-simplifiantes », l’ignorance assez largement partagée des notions et des principes de la recherche d’information, ainsi que la méconnaissance du fonctionnement des outils. D’où cette triple question ouverte : une formation aux outils de recherche est-elle vraiment nécessaire ? Est-elle réellement utile ? Est-elle seulement possible ? Vouloir y répondre implique au préalable d’identifier et de lever les principales objections à une formation des usagers et de pointer quelques uns des enjeux en cause.

Evaluation de l’information : le défi de la formation / Alexandre Serres (2005) 27 novembre 2006

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http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00108434 

La formation des usagers tarde encore à prendre toute la mesure des mutations et des enjeux induits par Internet sur les pratiques documentaires. Privilégiant l’utilisation maîtrisée de la bibliothèque, des catalogues et des bases de données, les formations méthodologiques sont loin de donner toute sa place à une question pourtant cruciale : celle de la capacité des usagers à identifier et à évaluer l’information, trouvée au hasard des recherches sur Internet. Il est vrai qu’il s’agit d’un problème assez nouveau, difficile à appréhender, échappant aux règles habituelles de l’univers documentaire familier des bibliothécaires. De plus, ce domaine est sans titulaire attitré : à qui revient la charge de former les étudiants et les usagers à l’évaluation de l’information ? Aux enseignants ou aux bibliothécaires ? Ou aux deux à la fois ? La question n’est pas tranchée. Dans le chantier pédagogique en plein essor de la maîtrise de l’information, constitué d’une multiplicité de thématiques plus ou moins bien définies, celle de l’évaluation de l’information apparaît ainsi comme l’une des plus difficiles à délimiter, si on la compare par exemple à la formation aux outils de recherche ou aux bases de données. Nous tâcherons de montrer que cette complexité, inhérente à l’évaluation de l’information, peut être une chance pour un projet de formation. Pourquoi et comment former ? Dans un premier temps, nous montrerons la nécessité, voire l’urgence d’une véritable formation des étudiants, mais aussi sa difficulté. Nous tâcherons ensuite, à partir de notre propre expérience de formateur, d’indiquer quelques pistes de réflexion et quelques propositions sur les objectifs et les contenus d’une telle formation.

Culture et maîtrise de l’information / Françoise Chapron 24 novembre 2006

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(Report d’Urfist-Info - 9 mai 2006)

CULTURE ET MAITRISE DE L’INFORMATION :
Articuler la réflexion Secondaire / Supérieur

Depuis mars 2003, et dès la préparation des Assises nationales de l’éducation à l’information, dont la coordination était assurée par Claire Panijel de l’URFIST de Paris, de nombreux contacts ont été noués entre chercheurs et praticiens enseignants et bibliothécaires, autour de la nécessité de développer une « Education à l’information », terme initialement proposé par Y.F. Le Coadic, ayant pour finalité l’acquisition tout au long du cursus d’études par les élèves et les étudiants d’une « culture de l’information », rendue nécessaire par les besoins sociaux, économiques culturels et civiques d’une société « dite » de l’information par certains, du savoir ou de la connaissance par d’autres. Ces échanges ont dynamisé les réflexions de deux sphères de l’éducation qui communiquaient peu, sinon par le biais de quelques chercheurs, ou formateurs et de contacts associatifs divers.

(more…)

Enseignant documentaliste, un métier à la croisée des chemins / Françoise Chapron (2001) 23 novembre 2006

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Entretien avec Françoise Chapron - Décembre 2001

Le rôle des enseignants aujourd’hui est orienté moins sur la transmission des connaissances que sur l’accompagnement des apprentissages et on ne peut que s’en réjouir. Je suis la première à souhaiter que les enseignants soient formés à l’utilisation des ressources documentaires et informationnelles et à la pratique des outils documentaires dont ils ont besoin. Mais il me semble qu’on ne peut limiter les compétences documentaires à des compétences uniquement intégrées dans des logiques disciplinaires. Une approche plus globale de la politique de formation des élèves à la maîtrise des sources d’information est nécessaire. Le documentaliste a cette vision globale et peut être le garant de la mise en place de ces apprentissages documentaires au même titre qu’un enseignant de discipline est le garant des apprentissages dans sa discipline.

Il n’est pas de document scientifique qui ne soit citable / Marin Dacos (2006) 23 novembre 2006

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http://www.homo-numericus.net/blog/Il-n-est-pas-de-document.html

Idéalement, un bon système d’IU résoudrait le problème de la publication en ligne, d’une part, et du dépôt, d’autre part, c’est-à-dire des doublons. Même en unifiant les dépôts d’archives ouvertes, il faudra prendre en compte la diversité des plateformes d’édition électronique, qui ont plus vocation à se développer qu’à disparaître (Erudit, Persée, Cairn, Revues.org pour ne citer que certaines, qui relèvent des SHS). Il serait bon de penser à un système qui soit capable de signaler les dépôts sur l’archive nationale, d’une part, et la version éditée en ligne, d’autre part. Une expérience sera menée en ce sens entre Revues.org et HAL l’année prochaine, afin de faire en sorte que les dépôts et l’édition électronique ne se fassent pas concurrence, mais au contraire se soutiennent. Pour ça, le partage d’un IU entre les plateformes me semble indispensable.

L’édition électronique scientifique : la longue marche vers l’appropriation / Marin Dacos (2004) 23 novembre 2006

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http://www.internetactu.net/?p=4904

On a tendance en France à mépriser la technique à un point tel qu’on en devient esclave. Il me semble que si l’on avait parlé d’Open Office et Mozilla en temps et en heure aux endroits où l’on décide, nous ne serions peut-être pas tous les otages techniques et commerciaux d’une grande société américaine. C’est notre mépris pour la technique qui nous a poussés dans les bras du pire des techniciens. En ayant pris une orientation différente à l’origine, on pourrait se concentrer aujourd’hui sur les aspects éditoriaux et humains. La technique n’est pas une fin, mais elle est un préalable nécessaire.

Les lendemains électroniques de l’édition historique. Pour un nouveau modèle économique de publication périodique / Marin Dacos (2000) 23 novembre 2006

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http://rh19.revues.org/document218.html

Parent pauvre du Web, l’histoire du XIXe siècle n’est pas encore fermement entré dans le monde de l’édition électronique. Pourtant, la situation actuelle des périodiques scientifiques spécialisés n’est pas très positive. En subissant le contre-coup de la multiplication des publications scientifiques, des mesures concertées d’élimination de périodiques engagées par les bibliothèques et des difficultés inhérentes à une industrie aux coûts incompressibles, les revues universitaires semblent fragilisées. Concurrencées par l’arrivée massive de revues américaines sous forme électronique, les revues françaises ont aujourd’hui une opportunité historique d’élargir leur audience et de baisser leurs frais en passant à l’édition électronique. L’exemple donné par un spécialiste de l’histoire du livre, Robert Darnton, montre de façon éclatante qu’Internet est en mesure de modifier en profondeur non seulement l’économie des revues mais également leur capacité d’argumentation scientifique. À l’heure des choix, une réflexion s’impose, reposant à la fois sur un espoir scientifique et sur un raisonnement économique. D’un point de vue scientifique, l’édition électronique permet de nouvelles modalités d’édition, autorisant l’hypertextualisation de la pensée et accordant une place inédite à la publication de sources et de documents complexes soutenant l’argumentation des auteurs. D’un point de vue économique, l’édition électronique peut soulager l’édition classique de certaines tâches qui grèvent son budget. La réussite de cette “mutation épistémologique” (Roger Chartier) passe d’abord par la reconnaissance de la qualité scientifique des publications quel que soit leur support, ensuite par l’établissement d’une complémentarité étroite entre l’édition papier et l’édition électronique.

Les enjeux des e-prints ou les sciences à l’heure des réseaux électroniques / Ghislaine Chartron (2001) 23 novembre 2006

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http://www.captaindoc.com/interviews/interviews02.html

La mise en accès libre sur Internet des publications de la recherche conduit effectivement à ouvrir le lectorat notamment vers la sphère publique et non plus exclusivement scientifique. Internet a déjà initié de nombreuses actions de communication scientifique vers le grand public au même titre que d’autres media (télévision, cinéma…). La question est alors de savoir si les publications en ligne, plus spécialisées, plus complexes vont être réellement lues par des non-spécialistes, réveillant peut-être par ailleurs certaines appétences intellectuelles en sommeil.

La presse périodique scientifique sur les réseaux / Ghislaine Chartron (1995) 23 novembre 2006

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 http://biblio-fr.info.unicaen.fr/bnum/jelec/Solaris/d03/3chartron.html

L’essor des premiers réseaux de télécommunication a commencé par modifier les modes de diffusion de la presse scientifique (banques de données ASCII bibliographiques ou en texte intégral).

Aujourd’hui avec un réseau informatique tel qu’Internet, ce sont les modes de production qui sont également en mutation jusqu’à la remise en cause de l’entité “revue” au profit de banques d’articles édités électroniquement. Le phénomène est observable notamment en mathématiques, en informatique et en physique.

Pour certains champs et dans un proche avenir, la revue traditionnelle papier sera fortement concurrencée par d’autres canaux de diffusion et de reconnaissance scientifique. Il faut cependant se garder de prévoir une généralisation du phénomène, car les disparités sont grandes entre les domaines scientifiques ; les pratiques d’échanges sont institutionnalisées, difficiles à remettre en cause. D’autre part, la nature des échanges ne justifie pas forcément l’adoption d’un nouveau médium.

Il faut donc s’attendre à un “paysage” varié selon les disciplines et parfois même au sein d’une même discipline, mais il est certain que la banalisation de réseaux informatiques questionne l’édition scientifique telle qu’elle existe aujourd’hui.

Nouvelles technologies et organisations de travail coopératif : quelques repères / Ghislaine Chartron (1999) 23 novembre 2006

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 http://biblio-fr.info.unicaen.fr/bnum/jelec/Solaris/d01/1chartron.html

Le travail est avant tout social et non technologique ; donc c’est une vue un peu utopiste de croire que l’introduction de systèmes technologiques peut facilement modifier les modes de travail dans n’importe quelle organisation.

L’expérience montre que de nombreux projets ont échoué par une vue technologique réductrice face au problème soulevé. Les facteurs à prendre en considération sont souvent propres à chaque environnement.

On peut déjà en relever certains qui reviennent très souvent :

  • le contrôle du travail ;
  • les relations hiérarchiques entre individus ;
  • la reconnaissance sociale (motivation) ;
  • la formation technologique des individus.